Libéralisation des jeux en ligne : le bilan 5 ans après

C’est le 6 avril 2010 que la France a libéralisé le secteur des paris sportifs et des jeux de hasard en ligne, alors qu’à cette époque les offres illégales étaient en plein boom. Précisément, cette libéralisation concerne les paris hippiques et sportifs et le poker mais les jeux de casinos restent quant à eux le monopole de la FDJ.

En 2011, l’Arjel comptabilise 35 opérateurs agréés mais ce chiffre tombe à 17 en 2014. Ces chiffres prouvent ainsi que la libéralisation des jeux en ligne n’a pas eu le succès escompté, la demande n’ayant pas augmenté et le nombre d’opérateurs ayant même diminué. L’Afjel parle à ce sujet d’une situation du marché très fragile.

Plus particulièrement, le secteur des paris sportifs virtuels a quasiment triplé puisque son produit brut des jeux (PBJ) est passé de 79 millions à 228 millions d’euros entre 2010 et 2014. En revanche, le marché du pari hippique a vu son PBJ passer de 99 millions à 255 millions à la même période. Le poker subit quant à lui une chute encore plus importante étant donné que son PBJ est passé de 314 millions à 241 millions entre 2011 et 2014.

Face à cette situation, les opérateurs demandent depuis plusieurs années l’ouverture du secteur au casino gratuit en ligne dans la mesure où cela permettrait, entre autres, de lutter contre l’offre illégale actuellement très virulente sur ce marché selon l’Afjel.